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La Maison des Dieux
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Comme vous le savez, je suis en ce moment plongé en pleine étude de l'Odysée. Une phrase m'a particulièrement fait rire
"Chant IX"[/quote a écrit:
Et nos chers compagnons nous revirent, nous du moins qui avions échappé à la mort, et ils nous regrettaient ; aussi ils gémissaient, et ils pleuraient les autres. Mais, par un froncement de sourcils, je leur défendis de pleurer [...].
Je ris en imaginant le visage d'Ulysse. Ses sourcils devaient être impressionnants.
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En effet.
ça me fait penser au Télémaque de Fénelon, livre que j'aime beaucoup, mais ou les héros ne cessent de pleurer pour un rien alors qu'à l'antiquité, surtout archaïque ce n'était pas pas vraiment un comportement recommandé.
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On ne rigolait pas, mais on ne pleurait pas non plus.
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J'ai soudain un doute, car je ne sais plus si c'était à l'Antiquité ou dans la période suivante, mais pleurer à parfois été "encouragé". Il était bon qu'un homme pleure, mais il fallait qu'il le fasse dans des circonstances appropriées. Un homme pouvait se laisser aller à de grandes lamentations si la nouvelle en valait la peine en quelque sorte, et si le contexte le permettait.
L'Odyssée est rempli d'exemple où Ulysse et ses compagnons se laissent aller au chagrin avec force pleurs et gémissements.
Là, je me moque de ses sourcils, mais ce que l'on peut voir dans cette interdiction, quand on replace la phrase dans son contexte, c'est qu'il n'est pas le temps de pleurer. Ulysse vient d'échapper au cyclope et regagne sa nef et les compagnons qui y étaient restés. Le cyclope est sur leurs traces. Il s'agit de fuir au plus vite. Donc, ici, s'il leur interdit de pleurer par ses sourcils impressionnants, c'est parce que ce n'est pas le moment.
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C'est vrai, ce sont les lamentations déplacées qui sont les plus réprimandées.
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